Prévot Dominique

//Prévot Dominique
Prévot Dominique 2018-10-29T15:53:54+00:00

Project Description

Présence : sam 24

Après des études d’histoire et de patrimoine, Dominique Prévot entre au musée de l’Armée en 1999 lors de la création des salles consacrées à la deuxième guerre mondiale. Chargé de la période classique (1643-1789) en 2004, il devient adjoint du conservateur du département moderne créé en 2007. Parallèlement chargé du récolement de la collection d’armes blanches du musée, il est également commissaire de l’exposition Mousquetaires ! en 2014.

Le faste et la fureur (Somogy)

Rocroi, Louis XIV, Condé, Vauban, Fontenoy, La Fayette, Valmy… des noms gravés dans le marbre des monuments comme dans la mémoire collective. Évoquant à la fois la construction du territoire et la transformation de l’État, ils témoignent des évolutions que le fait militaire imprime à l’histoire du pays. Lorsque le Roi-Soleil monte sur le trône, son armée, pétrie de valeurs chevaleresques, est entraînée dans une série de transformations sans précédent. Les ambitions du souverain l’engagent vers plus de rationalité, promouvant également une nouvelle culture du service. Ces modifications ne touchent pas uniquement la pratique de la guerre mais également la conception même du métier de soldat. Les affaires militaires sont un sujet de controverses et, lors de la désastreuse guerre de Sept ans, révèlent même certaines faiblesses du système monarchique. En 1761 s’amorce une nouvelle phase de réformes : elles nourrissent la réflexion sur l’homme, la valeur, l’honneur qui questionnent les structures sociales mêmes du royaume. Ce travail réformateur, parachevé par la Révolution française, contribue à la création d’un « système de guerre moderne » dont Napoléon exploite par la suite les potentialités.

Plus qu’un simple catalogue des objets conservés par le musée de l’Armée, cet ouvrage s’appuie sur ses collections pour brosser cette histoire de l’armée française des XVIIe et XVIIIe siècles. Les objets y répondent aux recherches des historiens : mis en contexte, ils contribuent à donner une dimension plus humaine au fait historique, mettant en lumière des destins que l’Histoire a parfois laissés de côté.