Project Description

Présence : samedi 23 novembre

Historien spécialiste de la Première Guerre mondiale, Jean-Yves Le Naour est également scénariste de bandes dessinées et auteur-réalisateur de films documentaires télévisés.

Fusillé sur son brancard – l’Affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre – Armand Colin

Le 11 octobre 1914, au Bois-des-Loges, le sous-lieutenant Julien Chapelant est fusillé pour reddition à l’ennemi. Blessé, la jambe fracturée, il est ligoté à son brancard pour pouvoir être maintenu debout face au peloton d’exécution. Cette affaire, qui a révolté l’opinion, a suscité une grande campagne en faveur de sa réhabilitation, soutenue par les associations d’anciens combattants et la Ligue des droits de l’Homme. Mais comment faire un récit honnête et impartial de cette affaire ? En effet, il est des témoins qui accusent Chapelant et d’autres qui le disculpent intégralement. Où se situe la vérité ?

Plutôt que de bâtir une narration unique qui enfermerait le lecteur dans la vision de l’auteur, Jean-Yves Le Naour a fait le choix de présenter deux versions différentes, délibérément partiales : la thèse de la culpabilité du sous-lieutenant et celle de son innocence. Ainsi, derrière l’histoire de ce fusillé, c’est aussi une réflexion sur la subjectivité de l’histoire et la relativité du témoignage à laquelle nous invite ce livre à la forme inédite.
Pour la première fois, l’historien s’efface derrière le lecteur. À lui de se faire juge.

L’Assassinat de Clémenceau – Perrin

L’attentat contre Clemenceau : un récit historique aux allures de roman policier !

« Coup de revolver contre M. Clemenceau. Le président du Conseil serait légèrement blessé » (Le Populaire) ; « Un attentat contre la France victorieuse. Dix balles contre Clemenceau » (L’Action française) ; « Le criminel serait un anarchiste » (La Croix) ; « Vive Clemenceau ! » (Le Petit Parisien) : la une des journaux, le 20 février 1919, dit assez l’émoi suscité par la tentative d’assassinat dont fut victime le « Père la Victoire » le jour précédent.

La veille, en effet, à 8 h 40, Clemenceau prend place à l’intérieur de la Rolls-Royce conduite par son chauffeur Coujat pour se rendre au ministère de la Guerre. À l’angle de la rue Franklin et du boulevard Delessert, un jeune anarchiste, Émile Cottin, surgit et fait feu à sept reprises sur la voiture, blessant le président du Conseil. Moins d’un mois plus tard, Cottin est condamné à mort, mais le « Tigre », fidèle à ses principes, obtient que sa peine soit commuée en dix ans de réclusion.

Jean-Yves Le Naour, fort de sa connaissance de la période, dont il est l’un des meilleurs spécialistes, enquête avec son talent coutumier pour raconter les ressorts de cet assassinat manqué dont Clemenceau portera les stigmates jusqu’à la fin de ses jours. Un récit qui se lit comme un roman policier.

Les Compagnons de la Libération, Général Leclerc – Grand Angle

L’homme qui commanda la 2e DB et libéra Paris

Fin 1940, le colonel Philippe Leclerc, aux ordres de de Gaulle, décide d’attaquer Koufra, une oasis libyenne située à plus de 1 500 km. La mission semble démentielle, car il faut traverser la ramla, un sable dans lequel les voitures s’enfonceront, puis la hamada, le reg, la roche mise à nue par le vent. Sans compter ces montagnes qui culminent à plus de 3 000 mètres. Le tout sans routes, sans cartes, sans point d’eau et avec le vent. Pourtant, avec 400 hommes et 56 véhicules, Leclerc va tenter l’impossible pour mettre en déroute l’armée italienne.

Les Compagnons de la Libération, Jean Moulin – Grand Angle

L’homme qui unifia la résistance

Après leur débarquement en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Alliés soutiennent le général Giraud pour contrecarrer les plans de De Gaulle. Mais l’homme du 18 juin n’est pas du genre à se laisser écarter de l’échiquier politique. Sur le terrain, dans la France occupée, Jean Moulin œuvre pour unifier la résistance. Mais si coaliser les mouvements combattants est déjà difficile, les faire cohabiter avec des responsables politiques de tous bords s’avère presque impossible. Pourtant, De Gaulle fait venir Jean Moulin à Londres et le charge de créer le Conseil National de la Résistance…