Delporte Christian

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Delporte Christian 2018-11-13T14:48:31+00:00

Project Description

Présence : dim 25

Christian Delporte est historien, spécialiste de l’histoire culturelle et politique de la France au XXe siècle, directeur de la revue Le Temps des médias et professeur à l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Parmi ses ouvrages : Histoire de la langue de bois, Histoire des médias en France (Champs). L’ouvrage a reçu le soutien du Centre national des Lettres.

Philippe Henriot. La résistible ascension d’un provocateur (Flammarion) 

Comment devient-on Philippe Henriot ? Comment le catholicisme français peut-il nourrir de tels dévoiements qui conduisent à la trahison de son pays ? L’historien Christian Delporte retrace le parcours de celui qui, au faîte de sa carrière, est devenu le chroniqueur incontournable de Radio-Paris, exhortant chaque jour les Français à la soumission devant l’occupant. Au cœur de la guerre, il est, après Pétain et Laval, la personnalité préférée des Français. Et pourtant, en rupture avec les clichés, des archives inédites éclairent son influence dans la France de Vichy.

Ainsi, les rapports des RG nuancent considérablement son impact sur les Français, en particulier sur les ouvriers et les paysans. Le livre souligne l’inefficacité de la propagande et met en évidence les fractures sociales du pays.

L’auteur mène une enquête détaillée minute par minute sur la mort d’Henriot, tué sous les balles d’un «commando» en juin 44, venu de Londres.

Enfin, il développe la bataille de la mémoire encore vive aujourd’hui à son sujet. A travers Philippe Henriot vivent tous les « démons »  français qui resurgissent à chaque crise de la nation : la nostalgie d’un passé glorieux imaginaire, une France seulement chrétienne et l’idée du déclinisme…

Cent ans de journalisme. Une histoire du Syndicat national des journalistes (1918-2018) (Nouveau Monde)

Le 10 mars 1918, le Syndicat des journalistes est officiellement créé pour structurer la profession et lui donner un véritable statut. Unis par une certaine idée de la République, les professionnels rédigent, quelques mois plus tard, la Charte des devoirs du journaliste qui définit les principes déontologiques du métier. Dans les années 1930, le syndicat devient national et engrange les conquêtes sociales, jusqu’à obtenir le vote de la loi de 1935. La profession, ses avantages sociaux et sa clause de conscience sont enfin reconnus comme tels. Au gré des époques, le SNJ s’étoffe, progresse et se refonde. Il obtient en 1956 un accord de convention collective, complété au fur et à mesure des luttes. De mai 68 à Charlie, de la précarité des pigistes à l’expansion du numérique, il tente sans relâche de réajuster les équilibres sur lesquels s’est construite la profession.