Carmona Michel

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Carmona Michel 2018-09-05T16:49:04+00:00

Project Description

Présence : sam 24 et dim 25

Michel Carmona est professeur de géographie et d’aménagement à l’université Paris IV-Sorbonne. Ancien élève de l’ENS, agrégé d’histoire et docteur d’État en géographie et aménagement, il est directeur de l’Institut d’urbanisme et d’aménagement de la Sorbonne. Michel Carmona est spécialiste de Paris, à la fois d’un point de vue historique, architectural et géographique. Ses travaux portent également sur l’histoire française, et notamment sur la France du XVIIe siècle.

Michel Carmona a publié, aux éditions Fayard, Les Diables de Loudun : Sorcellerie et politique sous Richelieu (1988), Haussmann (2000), Eiffel(2002) et Morny : Le vice-empereur (2005).

Port-Royal (Fayard)

Cette histoire s’ouvre avec l’emblématique parcours d’Angélique Arnauld qui, abbesse à 17 ans, va réformer la vieille abbaye de Port-Royal pour en faire le flambeau de la Contre-Réforme. Cela lui vaut l’admiration de deux jeunes théologiens, Jansenius et l’abbé de Saint Cyran, qui, impliqués dans les controverses sur l’interprétation de saint Augustin, vont introduire le jansénisme à Port-Royal.

Sa nombreuse et puissante famille entre en religion à sa suite. Y brilleront en particulier sa soeur, devenue mère Agnès, et son frère Antoine, « le Grand Arnauld », théologien et polémiste.

Angélique reste à l’écart de ces âpres débats, mais le jansénisme progresse au sein des élites, exerçant, malgré l’hostilité des jésuites contre lesquels Pascal écrit ses Provinciales, un magistère moral et intellectuel : les Solitaires donnent une traduction de la Bible qui sera lue pendant plusieurs siècles, et enseignent (au jeune Racine entre autres) selon des méthodes innovantes. Louis XIV y voit une opposition à sa volonté de régenter les consciences ; faisant décréter le jansénisme hérétique, il décide la destruction de Port-Royal des Champs.

Michel Carmona redonne vie aux acteurs clé du jansénisme, et en particulier à ces femmes exceptionnelles, « pures comme des anges et orgueilleuses comme des démons », selon l’archevêque de Paris. Il montre les élans sincères et les calculs, les pesanteurs sociales et les déchirements qui fracturent le Grand Siècle au long de ce conflit politico-religieux.