Branda Pierre

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Branda Pierre 2018-06-27T10:15:39+00:00

Project Description

Présence : sam 24 et dim 25

Après une carrière dans l’entreprise, Pierre Branda a rejoint, en octobre 2009, la Fondation Napoléon en tant que responsable du patrimoine chargé des finances et de la Collection d’objets appartenant à cette institution. Depuis 2005, il a publié une dizaine de livres sur la période napoléonienne (dont plusieurs primés).

La Saga des Bonaparte (Perrin)

Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d’entre eux, Napoléon, est un géant de l’histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Parmi eux deux empereurs, trois rois, une reine, deux princes contestataires, une incomparable muse, un aiglon maudit, un autre tombé au champ d’honneur, une amie des poètes, une névrosée célèbre, un étonnant politicien américain fondateur du FBI, un héros de la Résistance. Leur saga est éminemment française mais pas seulement. Elle est aussi italienne, allemande, hollandaise, anglaise, espagnole, russe et même américaine. En Allemagne comme en Italie ou en Hollande, leurs réformes sont encore citées en exemple. En Autriche, au palais de Schönbrunn, on visite la chambre où l’Aiglon vécut ses derniers instants. En Afrique du Sud, au bout d’une piste perdue, un mémorial rappelle la disparition du prince impérial atteint mortellement par une lance zouloue. L’amateur de fiction policière américaine serait probablement surpris si on lui révélait que le fondateur du F.B.I. est un Bonaparte, secrétaire d’Etat de Théodore Roosevelt, qui répondait au prénom de Charlie. Plus près de nous, qui se souvient que Freud fut sauvé des griffes des Nazis en 1938 grâce au dévouement d’une autre Bonaparte prénommée Marie? Ils ne furent pas seulement des aristocrates accomplis. Tous ont mené plusieurs vies, au point d’apparaître tels d’excellents personnages de romans que n’auraient reniés ni Balzac ni Dumas.

Pour les étudier, l’auteur a mené l’enquête à partir de sources renouvelées, d’études récentes, battant en brèche nombre d’idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d’intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.

L’Art au service du pouvoir (Perrin)

Dans l’intérêt qu’ont les souverains à magnifier leur règne au moyen des arts, les deux Empires se distinguent par leur réussite. Napoléon voulait être l’empereur des rois et à ce titre surpasser les autres monarchies européennes. Dans ce but, il mit en scène une cour fastueuse et employa les arts au service de sa grandeur. Les artistes talentueux d’alors David, Gros, Ingres, Canova et Girodet, pour ne citer qu’eux, travaillèrent à sa gloire.
Le régime s’employa aussi à magnifier la figure de l’empereur, le représentant par exemple toujours au travail pour le bien de ses sujets. La légende dans ce domaine n’était cependant pas très éloignée de la réalité. Napoléon III s’inscrit dans la continuité de son oncle, avec une politique artistique soutenue. Flandrin, Winterhalter, Meissonier, Carpeaux ou encore Disderi : peintres, sculpteurs, photographes, tous les artistes contribuent à la gloire du régime et de la France.
Les arts bénéficient alors de progrès techniques qui favorisent la reproduction et la diffusion des oeuvres choisies par le souverain, celles d’un art officiel soutenu par des institutions efficaces, tels l’Académie et l’École des beaux-arts, les Salons et les musées. Le monde des arts et l’industrie du luxe profitent de cette politique de mise en scène du pouvoir. Ce catalogue d’exposition, richement illustré, permet ainsi de relire le parcours hors-norme de deux Empereurs, tout en revisitant l’art du XIXe siècle.