Project Description

Bénédicte Vergez-Chaignon ©Bruno Klein

Présence : samedi 23 et dimanche 24 novembre

Bénédicte Vergez-Chaignon, diplômée de Sciences Po Paris et docteur en histoire, est une spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en France. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, dont une biographie de Pétain saluée par la critique et plébiscitée par le public.

Une juvénile fureur, Bonnier de la Chapelle, l’assassin de l’amiral Darlan – Perrin

Le garçon qui tua l’amiral Darlan

L’amiral Darlan, ancien chef du gouvernement de Vichy, haut-commissaire de la France en Afrique, est assassiné à Alger, le 24 décembre 1942, par Fernand Bonnier de La Chapelle, fusillé le surlendemain. Le nom du meurtrier se retrouve au détour de tous les ouvrages traitant des événements de la Seconde Guerre mondiale. Il est le prototype de l’illustre inconnu qui, agent supposé inconscient d’un complot qui le dépasse, entre abruptement dans l’Histoire pour en sortir aussitôt.

De lui, pourtant, on ne sait rien. Il avait vingt ans. On dit qu’il aurait appartenu aux Chantiers de la jeunesse ou aux Corps francs d’Afrique. On répète qu’il était royaliste. Sa particule semble corroborer ces opinions monarchistes. Seulement, Fernand Bonnier de La Chapelle n’appartenait plus aux Chantiers de la jeunesse et il n’a jamais fait partie des Corps francs d’Afrique. Sa particule n’est qu’un leurre et « dans ses veines, écrira son père, ne coulait que le sang rouge des vrais républicains. »

Issu d’une famille aventureuse, mais élevé au sein d’une bourgeoisie fortunée et progressiste, Fernand Bonnier de La Chapelle n’eut, à partir de la défaite de 1940, qu’un rêve : partir en Angleterre pour se battre et faire quelque chose de grand. Un rêve sans cesse empêché qui devait le conduire à rencontrer tout autrement sa destinée, la veille de Noël 1942.

A l’aide d’archives totalement inédites, Bénédicte Vergez-Chaignon retrace pour la première fois le parcours de celui dont le général de Gaulle écrivit qu’il avait agi, soulevé par une « juvénile fureur ».

Nous les enfants de la guerre 1939-1945  Tallandier

Raconter en images la vie des enfants sous l’Occupation est inédit.

Il faut retrouver les traces de ces destins, les plus terribles comme les plus ordinaires. Tous les enfants ont en commun d’avoir continué à jouer aux billes ou à la poupée, à s’amuser aux séances de Guignol ou à construire des cabanes dans la forêt. Parfois jusque dans les camps d’internement où les enfants juifs sont parqués avant d’être déportés. Mais avoir 10 ans en 1940, c’est aussi être obligé de quitter sa maison pendant l’exode, de se cacher si on est juif, c’est être exposé à la faim et au froid, ébranlé par les séparations, les deuils, l’absence de son père ou de son frère, prisonniers de guerre ou partis pour le STO.

Autant de souvenirs enfouis et ici restitués grâce à des lettres retrouvées, des rédactions, des photos de classe ou des albums de famille, des dessins, des témoignages, des jouets conservés dans les greniers. Car si les enfants subissent l’Histoire, ils y participent aussi à leur manière, à leur hauteur. On n’oublie pas son enfance, elle vous marque à jamais.

Un magnifique album pour comprendre et découvrir la vie quotidienne des enfants de la guerre